Penser à l'autre: 5 leçons apprises au décès de ma grand-mère

#ep 27

« TOP 5 des leçons apprises, car on en finirait pas ^^ »

PAROLES DE SAGESSE DU JOUR

« Si quelqu’un ne prend pas soin des siens, en particulier des membres de sa famille, il a renié la foi et il est pire qu’un incroyant » 1 Timothée 5:8

« Au jour du bonheur, jouis du bonheur, et au jour du malheur, réfléchis, » Ecclésiaste 7:2

« Ainsi donc, tant que nous en avons l’occasion, faisons du bien à tout le monde, et en premier lieu à ceux qui appartiennent à la famille des croyants. » Galates 6:10

« L’attention du sage se porte au lieu où on pleure un deuil, celle de l’insensé au lieu où l’on se livre à la joie. » Ecclésiaste 7:4

« Mieux vaut se rendre dans une maison de deuil que dans celle où l’on festoie, car celle-là nous rappelle quelle est la fin de tout homme et il est bon d’y réfléchir pendant qu’on est en vie. » Ecclésiaste 7:2

PRESENTATION DE L'EPISODE

Dernièrement, j’a perdu ma grand-mère; un être très cher qui m’a grandement marqué. Face à sa mort, je me suis rappelée d’une parole de sagesse qui dit « Au jour du bonheur, jouis du bonheur, et au jour du malheur, réfléchis ».

Alors après la tristesse, je me suis assise pour réfléchir aux leçons que j’allais tirer de son départ. Et aujourd’hui, je viens partager le TOP 5 de ses leçons avec vous; afin que nous en profitions tous et allions ensemble de l’avant.

POINT DE DEPART

Ma grand-mère est décédée dernièrement en Juin 2021. Et comme à chaque décès, on se pose pour faire une introspection, pour réfléchir à ce que la situation peut nous apprendre où ce qu’on aura retenu de la personne qu’on a connu.

Une des parole de sagesse qui nous dit qu’il vaut mieux être dans une maison où il y a deuil (assurément ne pas être celle qui a deuil), car assurément cela permet de nous rappeler que nous allons tous passer par là et de se poser la question de ce pourquoi, on  voudrait qu’on se rappelle de nous, et ce qu’on va laisser.

Quand on apprend en général un deuil, de manière éloignée ou proche; cela marque un temps d’arrêt chez nous. Et on se pose et on se remet en question. Quoi que pas toujours. Mais il est important de s’arrêter un moment pour réfléchir à la personne qui est partie et ce qu’on aura tiré d’elle.

Suite au décès de ma grand-mère, je me suis arrêtée un moment pour penser à sa vie et penser à ce qu’elle m’aura laissé personnellement.

Aujourd’hui, je voulais partager avec vous 5 leçons que je pense, j’espère, vous aidera également par rapport à votre propre vie. Vous n’avez pas à attendre que quelqu’un dans votre famille décède pour apprendre certaine leçons.

POINTS ABORDES DURANT L'EPISODE

"Présentation brève de ma grand-mère"

Pour commencer, c’était une femme de 80 ans qui a eu 5 enfants, 17 petits-enfants et 5 arrières petits-enfants ; un bel héritage. Comme Dieu nous demande de nous multiplier; elle s’est multipliée. AHAHAH

C’était une femme pacifique, qui n’aimait pas les conflits, douce, une battante qui s’accrochait à la vie. Une femme calme, une travailleuse qui aimait sa famille.

Ensuite, elle ne se laissait pas aller, malgré toutes les épreuves qu’elle a pu traverser. Elle se plaignait toujours de ses douleurs, (et se plaignait énormément) mais elle était adorable.

Et elle avait malheureusement une tendance facile à oublier ce qu’on avait déjà pu faire pour elle et frôlait l’ingratitude parfois. 

C’était une femme qui savait dire quand elle avait besoin, réclamer et ne faisait pas la « wonderwoman ». Elle avait de l’humour et de la repartie.

Pour finir, quand on l’appelait, il y avait toujours quelque chose qui n’allait pas, c’était difficile pour elle de dire que ça allait (et on la reprenait souvent dessus). Mais il y avait une chose qu’elle disait toujours qui touchait énormément : « juste le fait d’avoir entendu ta voix, ma douleur a diminué ; rappelle-moi plus souvent ».

NOTES

Leçons apprises #1 "Il faut prendre soin des siens pendant qu'ils sont encore vivants"

Parfois, dans notre spiritualité on a tendance à se recroqueviller sur nous-mêmes ou à se concentrer sur ceux qui croient en la même chose que nous, qui sont sur la même longueur d’onde que nous. Et c’est assez difficile parfois pour les autres membres de notre famille. Mais notre parole de sagesse nous dit qu’il est important; peu importe où vous vous trouvez sur le spectre de la spiritualité ( que vous croyez ou que vous ne croyez pas); il est important  de prendre soin de sa famille. Et encore plus, quand ils sont encore en vie. Parce que beaucoup quand on assiste à des deuils ont des regrets. « Je regrette, j’aurai dû être plus là, plus faire, nos prises de tête aujourd’hui, ,me paraissent insignifiantes, il est parti sur cette note… »

Donc il y a souvent beaucoup de regrets évoqués par rapport aux personnes qui sont partis et par rapport au fait qu’on n’a pas assez pris soin d’elles.

Je suis heureuse d’avoir pris soin d’elle pendant qu’elle était encore vie.

Mettre en place des stratégies ...

A un moment donné, j’ai commencé à faire un programme pour appeler régulièrement, envoyer un message aux membres de ma famille avec lesquels je ne suis pas le plus proche. Car on a toujours plus d’affinités avec certaines personnes que d’autres.

J’ai voulu être plus inclusive et reconnaitre qu’il y a d’autres personnes dans ma famille. Du coup j‘ai commencé à faire une liste qui s’appelle « Family care ». Cette liste servait à me rappeler de l’appeler une à deux fois par mois au minimum parce que ce n’était pas quelque chose de très instinctif. De plus, je n’étais pas non plus très très proche de ma grand-mère. Au début, c’était quelque chose qui était nécessaire pour moi, de marquer dans mon agenda comme un rendez-vous de l’appeler.

Quand elle est partie, par rapport aux dernières années, j’étais très heureuse d’avoir fait plus d’efforts de ce côté là. J’ai commencé à lui envoyer un peu d’argent de poche pour qu’elle prenne soin d’elle, qu’elle se fasse plaisir car j’avais commencé à travailler.

J’ai commencé à plus prendre soin d’elle, à lui montre de l’affection, que ce soit par les appels émotionnels mais également matériellement. Nous savons que l’amour se démontre par des actes. Et je suis très contente d’avoir fait cela aujourd’hui.

Conclusion ...

Donc la leçon que je veux partager avec vous, c’est que si vous avez vos parents, frères et sœurs … Prenez le temps de prendre soin d’eux: un appel, un cadeau, une lettre, une attention. prenez le temps de prendre soin des vôtres. 

Les prises de têtes, c’est malheureusement quand ils sont partis qu’on les déplore. Rappelons nous que la mort ne frappe jamais à notre porte; on ne sait pas quand on part. Et cela participe également à notre bonheur au quotidien: la légèreté au niveau émotionnel, spirituel; parce qu’on n’a pas de fardeau, de rancœur envers quelqu’un; et cela n’a pas de prix.

Donc n’hésitez pas à prendre soin des vôtres pendant qu’ils sont encore ne vie. Etablissez des stratégies, oui comme au travail; parfois c’est nécessaire.

Car nous sommes arrivés dans notre génération à un point où ce n’est plus automatique, ce n’est plus normal, ce n’est plus censé de vraiment prendre soin des autres; car nos vies sont surchargés. [rappel épisodes précédents: ralentir, sabbat, charge mentale …] Nous avons beaucoup d’objectifs, beaucoup de choses à faire, beaucoup de responsabilités. Et parfois ce sont nos proches, qui paient le prix et qui tombent en arrière fond. Et malheureusement, on se réveille quand ils ne sont plus là ou quand la relation est brisée et difficilement réparable. Donc n’attendons plus d’arriver à ce niveau là; et faisons l’effort. C’est un travail, oui, c’est un sacrifice oui. On préfèrerait peut être appeler, regarder Netflix ou autre. Mais faisons l’effort de ce côté là, pour ces attentions.

Leçons apprises #2 "Un appel, une attention fait toujours du bien à l'autre"

Je ne savais pas à quel point un message, un audio sur WhatsApp; un appel pour dire « je pensais à toi, j’espère que tu vas bien; prend soin  de toi, que Dieu te bénisse. si tu traverses des difficultés, courage, accroche-toi » pouvait autant faire du bien aux autres. Et cela, je l’ai également appris du décès d’une autre tante. et ça m’avait profondément marqué. Et j’avais créé une fiche « family care » où j’avais établis un tableau semaine par semaine où j’avais mis le nom des personnes que je voulais contacter. parce que comme je vous le disait, ce n’est pas naturel; en tout cas, pas chez moi de contacter autant de personnes, les autres mêmes; ce n’est pas automatique.

J’avais  créer ce tableau où j’avais mis le nom des personnes, semaine par semaine et le but  était de les faire tourner mois après mois. Mais au moins envoyer un message, une attention pour dire que « j’ai pensé à toi » et ça fait tellement du bien à l’autre. Rappelez-vous la phrase que ma grand-mère disait toujours  » juste le fait d’avoir entendu ta voix, ma douleur a diminué ». C’est cliché, mais ça fait du bien. Elle était reconnaissante par rapport à cela, elle appréciait cette attention. Et on n’imagine pas à quel point les autres peuvent apprécier une attention. Car nous savons que ce n’est plus automatique. Nous-mêmes, nous aimons recevoir des beaux messages, des attentions de nos proches, alors travaillons à le faire également pour les autres: ça fait du bien à l’autre.

Leçons apprises #3 "Apprendre à passer outre les défauts de l'autre"

Quand j’appelais ma grand-mère, ce n’était pas toujours évident. Elle était adorable, mais ses plaintes parfois étaient difficiles à supporter. C’était compliqué des fois. Du coup parfois, je rechignais , je repoussais de l’appeler; car je savais que quand j’allais l’appeler, elle allait encore se plaindre.

Et parfois elle m’irritait car elle insistait à chaque fois sur « mon mariage, mes choix de vie, mes enfants … » bref, c’était parfois compliqué. Mais j’ai appris à passer outre, à tout simplement l’écouter en prenant en compte  que c’est une personne âgée et à laisser tomber ces traits de caractère qui m’embêtait assez chez elle. Et à toujours l’appeler malgré tout, à être là pour elle.

C’est un travail de passer outre les défauts visibles de l’autre, qui nous embête, qui nous dérange. Parce qu’il y a des défauts, qui ne sont pas aussi impactant, aussi dérangeants. mais il y en a certains qui font que les relations sont un peu plus difficiles. 

Donc j’ai appris avec ma grand-mère à passer outre ses défauts à elle. Et donc du coup à regarder les autres un peu plus différemment.

Parce qu’en regardant aussi les attentes de l’autre, ses critiques; j’ai appris  à regarder les choses de son point de vue à elle, à voir par rapport à ses douleurs, par rapport à son parcours; à regarder un plus à travers ses yeux, son expérience. et ainsi cela m’a également permis de passer outre ses défauts.

Leçons apprises #4: "Quand on a certains défauts, les autres ont du mal à être autour de nous"

Ses plaintes, parfois son ingratitude, son manque de reconnaissance, ses critiques étaient parfois difficiles; personne n’aime ça. Et donc en regardant mes rechignements, ma procrastination à appeler ma grand-mère, je me rend compte, qu’il y a certain traits de caractère qui font que les autres ont du mal à être autour de nous; qui poussent les autres à s’éloigner de nous. Et parfois on ne comprend pas, parce qu’on s’attend à ce que les autres  nous acceptent tel que nous sommes. 

Mais il y a des traits de caractère qui sont difficiles à accepter, difficiles à vivre avec. Et on ne se rend pas compte. Donc peut être que si vous vous retrouvez dans cette situation-là où les autres s’éloignent de vous, regarder un peu votre caractère. les autres n’ont pas accepter tous vos traits de caractère. Non. Il n’y a que votre époux et aujourd’hui malheureusement la possibilité de divorcer fait que même ça, c’est compliqué.

Dans la bible, il y a une parole de sagesse qui dit que « vaut mieux habiter à l’angle d’un toit, que de partager le toit d’une femme querelleuse » (Proverbes 21:9). C’est pour dire qu’il y a des traits de caractères qui sont tellement difficiles, pénibles à vivre que même les recommandations sont de s’en s’éloigner.

Pour rappel: notre personnalité n'est pas fixe, on peut changer.

Donc faisons attention à notre identité, à notre personnalité, ce que nous disons de nous, ce que nous déclarons être. car peut-être cela est la barrière vis à vis de nos relations avec les autres. C’est peut-être ce qui fait que les autres ont du mal à venir vers vous, ,à rester avec vous. Parce que peut-être vous vous plaignez trop, vous parlez mal, vous êtes irrespectueux, vous manquez de douceur, vous êtes agressifs, vous êtes colérique…. Ce sont certains traits de caractères qui sont difficiles à vivre et ce n’est pas un badge d’honneur de dire que « je suis comme ça et tu dois m’accepter », NON; les autres n’ont pas à supporter cela. C’est difficile à vivre au quotidien avec.

Mes interactions avec ma mamie m’ont montré que certains traits de caractère sont difficiles à vivre et peuvent être la source d’éloignement des autres. Cela m’a fait me regarder à moi-même et me demander « qu’est ce qui chez moi, pourrait éloigner les autres » et c’est un travail à faire sur soi.

Benjamin Hardy, disait que « la personnalité n’est pas fixe ». il y a possibilité de changer qui on est. On n’a pas besoin d’accepter tout ce qu’on est, tel que nous sommes avec tout ce qui est de pire ou de mauvais en nous. oui Dieu nous accepte ainsi, mais les hommes n’ont pas spécialement à nous accepter ainsi. Donc faisons attention à ce traits de caractère qui peuvent être difficiles et que nous nous approprions comme un badge d’honneur: cela peut être la cause de l’éloignement des autres. donc examinons-nous.

Leçons apprises #5 "Elle avait des qualités admirables que je veux développer aujourd'hui"

Parfois quand les gens partent, on a tendance  à se concentrer uniquement sur le bien, en oubliant que cette personne n’était pas parfaite; et qu’on peut également apprendre des défauts de l’autres. Et c’est ce qui doit être fait: prendre le bien et prendre le mauvais, apprendre des deux; pour pouvoir nous améliorer nous-mêmes; car nous ne sommes pas parfaits. Les autres également apprennent de nos erreurs, de nos manquements. Pareil pour ma grand-mère, j’aurais appris de ces manquements et de toutes ces belles choses qu’elle a laissé.

"Elle avait beaucoup de qualités"

C’était une femme douce, elle parlait avec douceur et cela faisait surement passer outre ses plaintes.

J’ai admiré sa capacité à dire quand ça n’allait pas quand elle avait besoin de quelque chose. (même si parfois cela était difficile).

Aujourd’hui, pour nous surtout les femmes, on nous fait croire qu’on n’a pas le droit e dire qu’on a besoin d’aide. Aujourd’hui notre indépendance, le féminisme et tellement d’autres choses font qu’on a du mal à demander l’aide à l’autre. Et des fois, nous souffrons, beaucoup trop, beaucoup trop longtemps parce qu’on aura manque de demander de l’aide, de dire que ça ne va et j’ai besoin d’aide.

Elle savait réclamer de l’attention quand cela était nécessaire.

Des fois, nous avons besoin d’attention et nous ne le disons pas, à cause de différentes craintes. Et elle le faisait toujours avec douceur; ce n’était jamais de manière brutale. Même quand elle se plaignait, elle se plaignait avec douceur ahahah; tout était avec douceur.

C’était une battante, une travailleuse: une vraie femme d’affaires. Elle avait son commerce qu’elle gérait. elle avait de bonnes interactions avec ses collègues, amies.

C’était une femme indépendante mais qui savait dire quand elle avait besoin.

Elle avait de la repartie et était marrante.

Une femme tenace, qui aimait la vie. Car elle a énormément souffert du peu que je connaisse. Elle a traversé beaucoup d’épreuves avec la maladie : le cancer, diabète, hypertension …

C’est une femme qui a traversé pas mal d’épreuves, mais elle s’accrochait à la vie. Car il est facile pour une personne âgée de se laisser mourir, mais elle, elle tenait ferme. Elle continuait à s’habiller, à se maquiller, à se faire belle, à se faire des teintures … Bref, une femme qui aimait la vie et qui aimait sa famille.

CONCLUSION

"Leçon apprises d'une belle dame"

Si vous avez encore vos grand-parents, votre famille, vos amis; regarder ce que vous pouvez apprendre d’eux et n’hésitez pas à leur témoigner de l’attention, à leur montrer votre amour. Oui on va se dire « mais il sait que je l’aime ». Non pas spécialement: dites aux autres que vous les aimez, n’attendez pas qu’ils soient partis. On ne dit jamais assez qu’on aime l’autre. On ne dit jamais assez qu’on apprécie certaines choses. Appréciez et dites le ouvertement, les autres ont besoin de l’entendre. Ca fortifie, ça fait du bien et ça encourage.

Donc n’hésitez pas à montrer de l’attention et à prendre soin de vos familles. N’hésitez pas à assister qui vous pouvez, bien évidement sans vous mettre en difficulté.

Musique : frères et sœurs par YPWG         https://www.youtube.com/watch?v=sDQThha519c

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  1. Hermann FEZE

    Plein de sagesse

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