Comment s'accepter ? 6 clés pour commencer à accepter ses limites

#ep 41

« Et si accepter ses limites au lieu de les dépasser était la clé pour faire la paix avec soi et aller de l’avant ? »

PAROLES DE SAGESSE DU JOUR

« Il en sera comme d’un homme qui, partant pour un voyage, appela ses serviteurs, et leur remit ses biens. Il donna cinq talents à l’un, deux à l’autre, et un au troisième, à chacun selon sa capacité, et il partit. » Matthieu 24:14-15

« Ne néglige pas le don qui est en toi, et qui t’a été donné par prophétie avec l’imposition des mains de l’assemblée des anciens » 1 Thimothée 4:14

Egalement disponible sur les plateformes suivantes 

PRESENTATION DE L'EPISODE

Dans une société qui nous encourage à dépasser nos limites dans l’aventure de « devenir la meilleure version de soi » et de vivre notre meilleure vie; et si la clé de l’épanouissement était plutôt le contraire ? : accepter ses limites naturelles et faire la paix avec soi.

Oui c’est une manière de voir les choses qui s’oppose avec nos pensées culpabilisantes, de comparaison; et pourtant elle vaut le détour.

 Viens découvrir ce que j’ai appris et découvert qui a radicalement changé ma relation avec moi-même et ma capacité à être heureuse au quotidien.

RETRANSCRIPTION RESUMEE DE L'EPISODE

POINT DE DEPART - MON EXPERIENCE

"Comment accepter mes limites quand elles semblent être l'obstacle à mon succès ?"

En général dans la tête on a beaucoup de choses : on a une grande vision, on a de grands rêves (quand on a déjà fait le travail). Quand on trouve ce qu’on veut faire, qu’on aime, qu’on veut ; il y a beaucoup d’idées qui arrivent et qui fusent de partout. Et il y a combat, il y a des limitations : la tête le corps ne suivent pas ; il y a de la résistance.

Il y a une parole dans la bible qui dit que « l’esprit de l’homme est plein de bonne volonté, mais la nature humaine est bien faible » ou dit d’une autre manière « l’esprit est bien disposé /prompt, mais la chair est faible ». (Matthieu 26 :41). 

Et oh comment je me suis rendue compte de cette vérité sous un nouveau jour. Durant cette période, je l’ai vu d’une manière différente ; car je vivais au final les limites de mon corps. Mon esprit était déjà loin lui, il avait tant de choses, tant d’inspirations. Oui Dieu m’a fait grâce, dans ma tête ça bouillonnait, mais mon corps ne suivait pas le rythme. Ma nature humaine était bien faible au final, Et malheureusement, je le vivais comme échec. Oui, parfois tu peux le vivre comme un échec, cette différence-là entre ce que tu veux faire et ce que tu fais, ce que tu arrives à faire. Ça été abordé finement dans l’épisode « the gap and the gain ».

Mais aujourd’hui on va parler des limites.

"Ne vivons nous pas souvent nos limites comme un échec ?"

Je vivais mes limites comme un échec, car il y avait un fossé évident entre le plan que j’avais en tête et l’exécution ; sans qu’il n’y ait même d’interruption extérieure.

Ici le seul facteur ne permettant pas mon succès comme je l’envisageais c’était MOI, mes limites naturelles… Alors comment faire, quand le seul obstacle c’est soi-même. Je ne peux pas me dégager, je vis avec moi-même.

 Et bien sûr associée à cette nature limitante, il y a les paroles dénigrantes, réductrices, accusatrices qui fusent dans la tête. Je ne sais pas si ça t’est déjà arrivé, mais c’est ce que je vivais.

Et subitement, au final, je me retrouvais à mettre en doute mes rêves, ma capacité à accomplir la vision que Dieu me mettait à cœur à cause de mes limites.

Parfois tu te retrouves peut-être dans cette situation là où ce que tu arrives à faire, est différent de ce que tu veux faire au point où tu te demandes : « Est-ce vraiment un rêve pour moi ? » « En fait est ce que ça vaut vraiment la peine que je continue ?  « Est ce que c’est vraiment Dieu qui t’a donné ce rêve ? » « Au final, est ce que vraiment c’est ma vision à moi ? » « Est-ce que vraiment c’est pour moi ça ? » parce que je n’y arrive pas, je peine.

Voici les questions que je me posais : Allais-je réussir à accomplir cela en étant si lente ? En étant pas aussi productive que ce que je voulais et que j’aimerais ? … Tant de questions au final réductrices, dénigrantes, négatives. Mais associées au final à quoi ? à mes limites à moi.

6 CLES POUR ACCEPTER SES LIMITES ET ET ETRE EN PAIX

1. "Pour accepter ses limites, accepter ce principe : me dire que « S’il a pu le faire, je peux le faire aussi »

mais pas à son rythme, ni à son timing"

On rien inventé sous le soleil. En général, nous avons des objectifs comme les autres et nous nous inspirons des autres pour accomplir nos objectifs : nous payons des coachs sportifs ; des enseignants, des coachs dans tous les domaines, et c’est bien.  C’est important de profiter de l’expérience des autres. Nous écoutons des podcasts, des vidéos, nous lisons des livres où les autres nous donnent leurs solutions, ce qui marché, leurs techniques. Il n’y a pas de soucis.

Là il est bien de s’inspirer des autres, d’aller puiser. Mais il est bon de se rappeler que ce que moi je ferai ne sera pas au rythme de l’autre ni forcement à son timing.

Oui je peux y arriver. Si quelqu’un me propose de changer ma vie en 90 jours, il doit avoir quelque chose et c’est possible. Mais je ne dois pas partir du principe qu’automatiquement en 90 jours, ce sera le cas ; car je suis différente de lui. Et ce n’est pas automatiquement que j’aurai ces résultats à lui.

Je pense que toute personne qui veut accomplir quelque chose peut passer par ces moments où on est face à ses propres limites, où on voudrait changer. Parce qu’on voit les autres le faire : après tout, n’est-ce pas la phrase motivationnelle par excellence ? « S’il a pu le faire, je peux aussi le faire. ». Elle est vrai, mais garder en tête et accepter ce bémol : « ce ne sera pas forcement à son rythme, à son timing. »

CLE N° 2

2. "J’ai décidé d’accepter mes limites tout simplement."

Rien de novateur, rien de miraculeux, rien d’extra.

Face à ce dilemme, à cette problématique face à laquelle je me retrouvais, j’étais malheureuse. Ça me rendait malheureuse de voir cet écart et de ne pas y arriver : qu’est ce qui se passe ? et qui me rendais malheureuse (et est en continuité avec les épisodes précédents) ; 

La solution pour moi ; a été d’accepter mes limites. OUI, OUI, rien de miraculeux, rien de novateur, ni d’extra.

EXEMPLE : ma maman a 50 ans aujourd’hui et est une femme remplie d’énergie (des fois, je prie pour recevoir ne serait-ce qu’une petite partie ahah), qui peut travailler de longs horaires non-stop, dormir quelques heures et être chaude pour repartir. Elle peut faire la fête, prendre la route pour rentrer, dormir un petit peu et repartir au taquet pour bosser ; avant de venir se reposer le jour d’après totalement. Ma mère le fait nickel aujourd’hui à 50 ans. Pour moi ceci n’est même pas envisageable ^^’. Quand je vais rendre visite à quelqu’un, je passe un bon moment, que je parle beaucoup et en plus, je conduis pour rentrer ; c’est bon, j’ai besoin d’une journée pour récupérer ahah ha. Je rentre, je suis fatiguée, je suis K.O. Le lendemain, je ne suis pas du tout effective, ni fonctionnelle. Il m’est impossible d’aller travailler le lendemain. Or ma mère fait ça tranquillement. 

Au lieu de combattre ces limites-là, j’ai décidé d’accepter et de faire avec tout simplement.

J’ai accepté mes limites.

CLE N° 3

"J’ai décidé, et compris qu’il fallait que je m’organise en prenant en compte mes limites"

Aujourd’hui, avec mes limites dont je suis consciente, j’ai compris qu’au lieu de me faire des plans en prenant en compte l’idéal de ma performance, ce que je voudrais être (dans mon idéal parfait.) ; je m’organise avec ce que je sais de moi et en le prenant en compte.

Ça veut dire que quand je vais espacer mon travail, je prends en compte, que je prends beaucoup de temps. Donc si pour une tache je me dis qu’elle devrait me prendre 1h, je me dis qu’elle va me prendre 2H ; car ça me prend du temps (sans distractions).

Nous avons tous des limites qui nous sont propres. Cela peut être lié à notre tempérament, notre caractère, nos aptitudes, nos talents, notre fatigue, notre temps d’apprentissage …. Et il ne faut pas les voir comme un échec. Mais au point où on se trouve ; « faire avec » « les prendre en compte dans nos objectifs, notre quotidien » tout simplement. Pas besoin de se forcer sur certaines choses, pas besoin de passer outre sur certaines choses.

Aujourd’hui au point où tu es, fait avec tes limites.

CLE N° 4

"Le changement prend du temps, beaucoup de temps et pas seulement 21 jours…"

J’ai regardé et on nous dit que rien n’a jamais prouvé scientifiquement qu’une habitude prenait 21 jours à se mettre en place. En général, ça prend beaucoup plus de temps en général.

Oui, il y a des limites, on fait avec à l’instant T, et il y a des limites sur lesquelles on doit travailler, on doit passer outre, mais ça nous prend du temps. Du coup, donnons-nous ce temps pour les changer.

Rien n’est fixe dans la vie. Peut-être demain, une situation va demander autre chose de moi et du coup la situation va me permettre de m’adapter et de passer outre ces limites-là. Mais aujourd’hui, c’est où j’en suis et je fais avec ce que j’ai aujourd’hui.

Ceci me permet d’être plus heureuse en les prenant en compte. Ne pas essayer de m’étirer de quelque manière, de faire une gymnastique cérébrale et au final de vivre le quotidien difficilement.

Oui le changement prend du temps acceptons le temps.

Oui, bien évidemment pour certaines limites nous devons travailler à les changer si nous le trouvons nécessaire, car rien n’est fixe dans la vie. Mais prendre en considération, que ça prendra du temps et se donner le temps !

CLE N° 5

" Accepter mes limites en m’appuyant sur Dieu, en me reposant en lui et en acceptant d' être humble"

Il y a une parole de sagesse en Matthieu 25 :14-15 qui raconte une histoire.

Cette parole de sagesse nous dit que Dieu nous donné à tous des talents : à certains 5, 3, 1. Si on nous donne des talents différents, cela veut également dire que nous avons des limites différentes ; car nous sommes tous complémentaires et nous devons marcher tous ensemble sur cette terre pour faire cette terre diverse et variée que nous avons.

Donc prenons en compte nos talents et prenons en compte nos limites ; ne les maudissons pas toutes en général.

Avec les dons, les talents, le temps et j’ajoute à cela m’appuyer sur Dieu, de me reposer sur lui ; je dois dire que ça m’a apporté du repos.

D’un point de vue spirituel, en tant que chrétienne, Dieu m’a montré que la vision, les instructions, les objectifs qu’il m’avait donnés personnellement prenait en compte mes limites naturelles. Et que je justement où je m’arrête ; lui il prend le relais, parce que lui est sans limites. Donc je n’ai pas besoin de me stresser, de m’angoisser et de m’attrister à ce propos, parce qu’il le sait lui.

Moi ça m’a apporté du repos, que de me dire que je n’ai pas à tout faire de mes propres forces, mais que Dieu prend le relais. Voici une parole de sagesse qui nous l’explique bien dans 2 Corinthiens 12 :9 « mais il m’a répondu : « Ma grâce te suffit, c’est dans la faiblesse que ma puissance se manifeste pleinement. » C’est pourquoi je me vanterai plutôt de mes faiblesses, afin que la puissance du Christ repose sur moi. »

Je ne sais pas ce en quoi vous croyez, mais pour moi, cela a été très libérateur de l’accepter.

Car il y a beaucoup de choses qu’on sait, mais qu’on a du mal à accepter et qu’on refuse d’accepter.

CLE N° 6

"Ces limites qui nous gardent parfois de l’orgueil."

L’être humain est très orgueilleux de nature. L’orgueil est le péché, le trait qui a perdu Satan, et qui continue de perdre bon nombre d’hommes, beaucoup d’entre nous. Après tout, nous-mêmes nous détestons également les personnes orgueilleuses ou hautaines n’est-ce pas ! Les personnes orgueilleuses ou hautaines on ne les aime pas.

Et pourtant, on pourrait facilement tomber dans l’orgueil.

Oui il y a des limites que Dieu n’ôtera jamais car elles nous gardent. Elles nous permettent de reconnaitre nos imperfections, que nous sommes « humains » et de ne pas nous sentir supérieur à quiconque que ce soit. Parce que l’orgueil guète facilement le cœur de l’homme. Après tout quand nous réussissons, quand on arrive à faire des choses facilement, nous sommes tentés de regarder un peu avec supériorité celui qui n’y arrive pas (et c’est fin), et de nous sentir meilleurs.

Quand on arrive à faire facilement certaines choses, c’est facile pour nous de nous sentir meilleurs que les autres et dédaigner un peu les autres. Alors là les limites arrivent. Ces limites qui nous tiennent, nous accablent parfois, nous rappellent que « ah, je ne suis pas parfait, moi aussi, il y a des choses que je ne réussis pas, donc je ne peux pas me permettre de me croire meilleur. ». Ce n’est pas parce que je réussis dans tel domaine que je me permettre de me croire meilleur que l’autre, car dans l’autre domaine aussi, je n’y arrive pas.

CONCLUSION

Voici ce que Paul l’apôtre nous explique de cette notion par sa propre expérience. Il dit « Et pour que je ne sois pas rempli d’orgueil à cause de ces révélations extraordinaires, j’ai reçu une écharde dans le corps, un ange de Satan pour me frapper et m’empêcher de m’enorgueillir.  Trois fois j’ai supplié le Seigneur de l’éloigner de moi, et il m’a dit : « Ma grâce te suffit, car ma puissance s’accomplit dans la faiblesse. » Aussi, je me montrerai bien plus volontiers fier de mes faiblesses afin que la puissance de Christ repose sur moi. » (2 Corinthiens 12 :7-9)

Il nous explique qu’il peut y avoir des limites qui ne seront pas ôtées pour qu’on ne s’en enorgueillisse pas, pour qu’on ne se croit pas supérieur aux autres ; car c’est très facile.

Moi ça me garde, je dois l’avouer. Quand parfois, je me dis « mais comment et tout … » à propos de quelqu’un d’autre. Et je me rappelle que je ne suis pas meilleure parce que de l’autre côté, je n’y arrive pas aussi et je le dis « ah oui, c’est vrai. ».

Et ça me permet d’être rempli de plus de compassion pour l’autre, de plus d’amour pour l’autre. Je me dis que moi aussi j’ai des problèmes, moi aussi je n’ay arrive pas ici ; moi aussi j’ai des limites. Et donc de respecter aussi les limites des autres et de les honorer.

SI TU VEUX CONTINUER SUR LE SUJET ...

En faisant des recherches, voici un article que j’ai trouvé très profond et intéressant à lire :

https://emmanuel.info/il-faut-une-sacree-force-dame-pour-se-reconnaitre-faible-derville-iev349/

couverture du live

Egalement disponible sur les plateformes suivantes