De l'alcool, du vomi et Paris

M’étant remise de mes précédentes aventures, je fût assez inconsciente pour me lancer dans la suivante. Et pour cause, ma dernière aventure cocasse durant ce voyage fût une ivresse dans l’avenue las ramblas pour fêter dignement mes 21 ans. Avec comme cerise sur le gâteau, du vomi dans les cheveux. J’ajouterai que ce n’est bien évidemment pas à reproduire.

" Quelle idée ! "

Je fais partie de ceux qui boivent peu voir jamais d’alcool. Mais quand j’annonçais à mon joyeux groupe que le lendemain était le jour de mon anniversaire; ils déclarèrent impératif d’aller boire sur las ramblas. Stupide, mais j’étais de la partie. Quelle idée ! Mais avant de boire quoi que ce soit , je demandais à un de mes amis de s’occuper de moi et de s’assurer de mon retour sans encombre à l’auberge. Et quand je dis “ami”, je veux dire un des voyageurs de l’auberge de jeunesse, avec lequel j’ai bien accroché. Car rappelez-vous; je voyageais seule.

De cette nuit, je n’ai de souvenirs que des rires, une voiture de police et des prostituées.

un verre de mojito

Le lendemain, je me réveilla sur le canapé au salon de l’auberge, du vomi dans les cheveux et avec un mot disant « je t’ai ramené comme promis à la maison». Et là je me suis dite: non seulement les gens ne sont pas tous si mauvais; mais le gentleman n’est pas mort.

Je remerciai Dieu qui avait veillé sur moi durant cette folie et vouait de ne plus jamais refaire une bêtise pareille. Quelle bêtise!

Et je crois ne pas avoir à vous expliquer en quoi cette petite aventure; était dangereuse. Elle aurait pu me coûter plus cher, que du vomi dans les cheveux.

" Le métro bondé et la chaleur intenable "

Et pour terminer ce déballage d’évènements grotesque; imaginez moi avec mes longues tresses mêlées à du vomi; rentrant sur paris. J’avais essayé tant bien que mal de tout nettoyer, mais il en restait. Et devant me dépêcher pour rentrer, j’attachais mes cheveux de manière à cacher ma honte.

Le vol de Barcelone à Paris se fit dans le silence, le sommeil et la honte. La chaleur du métro parisien en plein mois de juillet, avait décidé de signer mon arrêt de mort et de m’exposer au nez de tous. Le métro bondé et la chaleur intenable faisait remonter à mes narines l’odeur infecte de mon vomi. Nous étions nombreux et serrés dans ce métro, comme d’ habitude. Je collais ma tête de manière plus que nécessaire de l’autre côté de la fenêtre pour éviter toute diffusion odorante. J’avais horriblement honte et m’attendait à ce qu’une foule s’éloigne de moi si ce n’est par des détours en me jetant des regards de dégoût.

Croyez moi, j’étais la personne la plus pressée d’arriver à l’arrêt gare du nord.

" Heureuse et reconnaissante envers Dieu "

Mais de retour chez moi, tout cela était oublié : j’étais heureuse. J’étais tellement reconnaissante à Dieu de m’avoir gardé durant tous ces moments où je ne reconnaissais même pas la gravité de la situation. J’étais heureuse d’avoir 21 ans. Et j’étais heureuse de cette première partie de ma fuite. Ma tête était pleine de souvenirs, et mes échecs étaient les derniers de mes soucis. Mes 21 ans me souriaient et j’étais de nouveau prête à croquer la vie à pleine dent.

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